Bonjour ! Voici un discourt donné par Hermès St-Hilaire, le héro de mon livre Anubis lors de son élection au poste de Vice-président du syndicat de son entreprise.
                          - Chers camarades, j’ai apporté un magnétophone pour enregistrer mon discours. En effet, il y a parmi nous des téteux de boss qui se sont fait payer deux cents dollars pour assister à mon discours et remettre à ces derniers un résumé de celui-ci. Je vais donc m’enregistrer et je vais leur en envoyer une copie. Et je leur dirai que la prochaine fois qu’ils n’ont qu’à me le dire et je vais leur envoyer une copie de tous mes discours. Comme ça, ils pourront garder l’argent et payer les griefs les plus évidents. Les téteux de boss, je voudrais vous dire que non seulement, en faisant cela, vous nous affaiblissez nous, mais vous vous affaiblissez vous autres même. Car les avantages que vous avez, le bon salaire, les vacances et tous les avantages sociaux que vous avez aujourd’hui, vous les devez aux personnes qui vous ont précédé. Vous avez un devoir de continuer le combat pour au moins essayer de transmettre aux prochains les droits que vous avez. Je ne vous demande pas grand-chose, essayez juste de ne pas tout briser. Je suis d’accord avec vous, il n’y a pas juste du bon dans les syndicats, vous en êtes la preuve. Si ce n’était pas des syndicats et de la pression qu’ils font sur les gouvernements, les travailleurs non syndiqués du Canada n’auraient même pas droit au salaire minimum, qui est de sept dollars vingt-cinq. Ils auraient le dollar par jour qu’ont les travailleurs des pays sans syndicat. Comme l’Inde, la Chine, le Népal et j’en passe. Le combat que nous menons envers et contre tous. Nous le faisons pour tous les travailleurs de notre pays. Et par ricochet pour tous les travailleurs du monde. Qu’ils soient syndiqués ou non. N’ayez pas peur de moi, je ne suis pas un monstre. Je peux m’asseoir avec le pire trou-de-cul et discuter les termes d’une paix longue et durable. Et des trous-de-cul, j’en ai rencontré pas mal parmi nos bosses. J’en ai rarement vu autant au mètre carré. Je vais peut-être m’asseoir avec eux, mais jamais je ne vais me mettre à genou devant eux. Vous pouvez en être certains. Aujourd’hui comme c’est le cas avec toutes les autres associations syndicales avec lesquelles nous avons discuté. Nous allons devoir nous battre très fort juste pour pouvoir conserver nos acquis. Les sales capitalistes ont l’intention non seulement de ne rien nous donner, mais ils ont décidé de nous en reprendre. Nous sommes ensemble et unis et nous le resterons. Merci de la confiance que vous m’avez montrée et soyez assurés d’une chose, je ne vais pas vous décevoir. Les bosses n’auront pas affaire à un syndicaliste, ils n’auront pas affaire à un socialiste, je suis carrément communiste et ils auront affaire à moi. Merci.
Â
Christopher Di Omen
 Mon site : www.myspace.com/christopherdiomen
Â
Ps: Si vous voulez télécharcher mon livre Anubis gratuitement cliquer sur le lien suivant : http://www.manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.christopher-di-omen.2.pdf
Si vous voulez télécharger gratuitement mon livre La pomme, cliquer sur le lien suivant : http://www.manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.christopher-di-omen.1.pdf
Pas de commentaire »
Â
Â
Les baby boomers du Québec
Â
Les cols bleus de Montréal sont en train en ce moment de refaire certaines parties des trottoirs devant chez moi. Un des ouvriers dit a son compagnon : « Il y a une erreur de 1 millimètre dans la structure ». Cette structure de bois qui sert de base pour couler le ciment. Moi, je le regarde avec de gros yeux parce qu’ils sont pratiquement sur ma terrasse. L’ouvrier, un homme d’une soixantaine d’années, me voit et dit : « Je plaisante ». Je lui dis : « Je ne suis pas sûr que vous plaisantiez, ça fait deux semaines que vous êtes ici à cogner avec votre marteau sur le même petit christ de bout de bois dans le même petit trou d’un mètre carré. Ça fait trois fois que vous défaites et refaites le même carré de bois. Je dis vous, mais j’aurais dû dire lui, parce que vous êtes cinq et depuis deux semaines, j’en vois toujours juste un travailler. Les autres le regardent faire et lui disent si c’est droit : Tu es sûr que c’est droit Maurice ? Viens donc voir, Robert ! Non, toi Joseph, regarde, tu es plus qualifié ! Finalement, on va demander à Marcel qu’est-ce qu’il en pense. Ben oui, comme vous voyez, je connais tous vos noms, je vous ai dans la face depuis que vous avez commencé à gosser sur ce minuscule bout de trottoir, il y a deux semaines. Je me demande bien pourquoi vous avez décidé de réparer ce petit bout de trottoir, il avait juste une minuscule fissure dedans, mais bon, c’est vous les spécialistes. Vous auriez dû réparer la rue à la place, comme vous pouvez voir, on dirait Beyrouth tellement y’a de nids de poule dedans ». Et celui qui avait dit qu’il fallait tout refaire me dit : « Ce n’est pas nous qui sommes responsables des rues, nous on s’occupe juste des trottoirs ». Et je lui réponds : « Ah ! Ça, tout le monde le sait que la main droite des cols bleus ne sait pas ce que fait sa main gauche ». Et il me dit : « Ok là , dégage ! » Et je lui réponds : « Dégage ? Où est-ce que vous voulez que j’aille, vous êtes pratiquement sur ma terrasse. Et la manière que c’est parti là , vous en avez pour l’été, parce que vous l’avez peut-être pas remarqué, mais votre grosse machine que vous avez louée à 3500 dollars de l’heure pour détruire le petit bout de trottoir, eh bien, elle a fait une fissure cent fois plus grosse sur le trottoir juste à côté. Pourquoi vous n’avez pas juste loué une petit marteau piqueur chez Rona dépôt à cent piastres pour la journée et mis un attardé mental dessus avec des gros bras à dix piastres de l’heure, au lieu de faire venir une énorme machine qui demande un spécialiste à deux cents dollars de l’heure pour la faire fonctionner, plus un foreman à 150 dollars de l’heure pour le diriger, plus deux gars à vingt piastres de l’heure pour faire la circulation, plus un ingénieur de la ville à deux cents cinquante pour voir si vous respectez les règlements, plus un inspecteur du ministère des transports du Québec à cents piastres de l’heure, plus un spécialiste du fédéral à cent cinquante pour voir si le ciment respecte les normes canadiennes. Plus la pelle pour ramasser la merde, plus le camion pour la mettre dedans. Et au lieu de faire les dix carrés de la rue dans la même journée pour ne pas avoir à payer tout le monde à partir de leur lieu de travail chaque jour  jusqu’icitte, vous faites ça en dix jours. Pour ce qui est de la structure de bois, vous pourriez engager un charpentier à vingt piastres de l’heure qui lui rentrerait le clou au premier coup de marteau. Vous autres, on dirait que vous utilisez des clous de douze pouces et je suis sûr qu’il serait capapble de faire à lui tout seul les dix structures de bois en une seule journée. Le tout vous reviendrait à peu près à quatre ou cinq milles dollars. Mais non, au lieu de cela, ça va nous coûter cinq millions. Mais ce qui me fait chier le plus, c’est de voir qu’il y a juste des vieux parmi vous, aucun jeune, et pourtant, les cours sont terminés pour l’été ». Et le bonhomme de soixante ans me dit : -« C’est parce que les jeunes d’aujourd’hui  ne veulent pas travailler. Et là , je commence vraiment à m’énerver et je lui dis : « Ce n’est pas parce que les jeunes d’aujourd’hui ne veulent pas travailler, c’est parce que les baby boomers comme vous ne leur font pas de place. Vous vous êtes accaparés de toutes les jobs et quand vous en avez manqué, vous avez commencé à vous en inventer en créant des structures de  bureaucratie qui continuent à se développer de façon exponentielle. Et pour vous assurer de conserver vos jobs à vie malgré la flagrante incompétence de votre génération, vous avez fait entrer les syndicats partout. Aujourd’hui, ce n’est pas du monde compétent qui gère notre pays, non, c’est juste du monde avec de l’ancienneté. Vous faites partie de la pire génération qui ait existé dans notre pays depuis la Confédération. Quand vous êtes arrivés, le Canada avait beaucoup d’argent dans ses coffres grâce à la deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, on est l’un des pays les plus endettés par capita, on est au bord de la faillite. Il ne reste plus rien pour les générations futures, vous avez tout pris et ce que vous n’avez pas pris, vous l’avez détruit. Nos lacs et nos rivières sont stériles, l’extinction des espèces animales est aujourd’hui dix milles fois plus rapide que ce que la nature a prévu. Vous avez donné le nom de génération X à celle qui vous a suivie, parce que vous n’étiez pas capable de nous définir, vous avez scrapé notre environnement, notre pays, notre économie, notre éducation, notre espoir d’avoir du travail un jour, vous avez décidé de faire un X sur nous autres. Comme si vous vous disiez : « Tiens, ça on oublie ça ». Vous avez en plus retiré les cours d’histoire de nos écoles pour ne pas que les générations futures sachent tout le mal que vous nous avez fait. Aujourd’hui, ça prend un permis municipal pour péter avec la signature du ministre de l’environnement du Québec qui va en remettre une copie à son homologue fédéral, qui lui, va l’envoyer à un spécialiste des gaz à effets de serre de l’ONU et ce dernier va l’inscrire dans son beau petit livre qui ne servira finalement jamais à rien et à chaque étape y a toujours un beau petit baby boomer assis sur son gros cul qui collecte.  La seule chose qui me console, c’est de savoir que vous allez tous avoir débarrassé le plancher dans une dizaine d’années. Bien sûr, je parle du plancher de ma terrasse. Bonne journée, bébé ! Oups ! je m’excuse, monsieur !
Â
Â
Christopher Di Omen
Â
Mon site : www.myspace.com/christopherdiomen
Â
Si vous voulez télécharger gratuitement mon livre Anubis cliquer sur le lien suivant :    http://www.manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.christopher-di-omen.2.pdf  Â
Si vous voulez télécharger gratuitement mon livre La pomme, cliquer sur le lien suivant : http://www.manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.christopher-di-omen.1.pdf
Pas de commentaire »
Depuis les accidents de Three mile Island en 1979, en Pennsylvanie aux États-Unis et celle de Tchernobyl près de Kiev en Ukraine en 1986 l’opinion publique est inquiète de la sécurité dans les centrales nucléaires. Au Québec nous aurons bientôt une décision à prendre. Nous devons décider du sort de notre seule centrale nucléaire, Gentilly-2 qui possède un réacteur nucléaire Candu pour Canada Deutérium Uranium. Située à une vingtaine de kilomètres de Trois-Rivières, cette centrale arrive en fin de vie en 2011. Nous devons trancher entre un scénario de fermeture ou sa réfection ou tout simplement en construire une autre. Cette dernière n’a pas été retenue. Sa réfection permettra de continuer à produire de l’électricité jusqu’en 2035. Peu importe la décision qui sera prise, la facture sera salée. 1.4 Milliard de dollars pour le démantèlement ou 1.2 milliard pour sa réfection. Selon les estimations d’Hydro Québec.
Â
           Une centrale nucléaire fonctionne comme une centrale thermique conventionnelle. La seule différence, c’est qu’au lieu de brûler du charbon, du mazout, du pétrole ou du gaz naturel comme combustible pour chauffer l’eau, les centrales nucléaires utilisent au Canada de l’uranium 238. Â
          Â
           Nous faisons fissionner l’uranium qui provoque une chaleur. Cette chaleur chauffe l’eau. La vapeur fait tourner la turbine, qui elle fait tourner le générateur, qui lui fabrique l’électricité.
Â
           Les avantages de l’uranium sur les autres éléments fossiles. C’est qu’elle ne produit pas de gaz à effet de serre. Et surtout elle donne du travail à plus de 100 000 personnes au Canada. Mais là s’arrêtent les côtés positifs.
Â
           Car les centrales nucléaires rejettent des particules radioactives dans l’air, l’eau et l’environnement. Les micro-organismes, les plantes et les animaux sont sensibles aux radiations. Ces radiations modifient leurs codes génétiques. Ces modifications sont même transmises à tous leurs descendants. C’est toute la chaîne alimentaire jusqu’à l’être humain qui est affectée.
Â
           Personnellement ce qui me fait le plus peur, ce sont les déchets radioactifs. Après tant d’années de recherche et des centaines de millions de dollars investis, nous ne savons toujours pas quoi faire avec. Pour le moment, ils sont immergés dans d’immenses piscines. Nous songeons à les enfouir dans des caissons. À environ un kilomètre de profondeur, sous la nappe phréatique. Dans le granit du Bouclier canadien. Le problème c’est que les caissons ont une durée de vie moindre que la matière radioactive qu’ils contiennent. Il faudra donc un jour les déterrer de nouveau. C’est encore une solution temporaire. Et c’est encore aussi une décision qui se prendra sans examen public. Au-delà des arguments écologiques, économiques ou sociaux reliés à la filière de l’énergie nucléaire. L’expérience récente démontre la nécessité absolue de questionner les choix en matière énergétique. Notre besoin en énergie a été surévalué. Nous avons aujourd’hui un énorme excédant d’électricité que nous vendons aux Américains. Pourquoi ne pas en profiter pour encourager davantage le développement d’une énergie verte et sans danger. Ces enjeux sont trop importants pour demeurer l’apanage des seuls experts et des élus. Le moment est bien choisi pour dire oui aux énergies renouvelables et non aux énergies redoutables.
Â
 Mon site : www.myspace.com/christopherdiomen
Â
Â
Si vous voulez télécharger gratuitement mon livre Anubis cliquer sur le lien suivant :  http://www.manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.christopher-di-omen.2.pdf
Â
 Si vous voulez télécharger gratuitement mon livre La pomme, cliquer sur le lien suivant : http://www.manuscritdepot.com/livres-gratuits/pdf-livres/n.christopher-di-omen.1.pdf
Â
Â
Â
Pas de commentaire »
|